Non … Je ne vends pas (que) des produits de beauté.

Comme plein d’adolescents et surtout d’adolescentes, je ne me préoccupais
pas vraiment de ma peau avant qu’elle ne se rappelle à moi. 
C’est d’abord sur le nez des copains et le front des copines que j’ai
découvert que la peau du visage et son évolution avait un impact réel dans
la perception que chacun avait de lui-même par le prisme du regard des
autres, lorsque leurs commentaires jouaient un grand rôle.

Je décidai donc de prendre les devants, je ne me laisserais pas tenter par les
promesses plus ou moins sérieuses des produits dont se tartinaient les filles
de mon entourage.
Le résultat, souvent catastrophique, n’était pas encourageant : je ne voulais
pas saccager mon héritage dermatologique.
Ma prise de conscience alla encore plus loin quand, admirant de splendides
vêtements vintage soigneusement conservés au fil des siècles, je réalisais
que ma première robe, ma parure la plus précieuse, celle que je conserverais
toute ma vie était … MA PROPRE PEAU. 

Nous vivions ensemble, elle et moi, depuis près de 15 ans déjà et il
m’apparaissait essentiel que notre douce collaboration perdure pendant de
nombreuses années, sans tiraillement ni sillon disgracieux.
Il fallait donc que je la préserve de mon mieux pour éviter les ennuis de mes
camarades, lui garder un teint frais, léger qui me tiendrait éloignée des
désastreux camouflages qui leur étaient proposés. 

Par la suite, grâce au conseil avisé d’une très chère amie qui me connaissait
presque mieux que moi-même, le choix de mes études me conduisit à une
vraie réflexion :
Comment concilier cette fibre commerciale qui, parait-il, vibrait chez moi à un haut degré, et mon désir d’apporter ma contribution à un vrai mieux-être pour autrui ? 

Une licence en alternance de visiteuse médicale convenait parfaitement à ce
postulat.
L’école qui m’accueillait me fit rencontrer les dirigeants d’un laboratoire
médical de dermatologie. 
Hasard ? Vraiment ?

J’avais trouvé ma voie : aider les autres à se sentir mieux dans leur peau,
dans tous les sens du terme.
Arriva un moment de ma vie professionnelle où je compris qu’il était temps
que je prenne mon destin en main et, quitte à subir une pression énorme,
autant que je l’organise moi-même.
MEDICPHAR fut donc créé en …….  
Cependant, je ne voulais pas seulement vendre des produits de beauté
comme ceux que l’on trouve partout ! 
Il leur fallait une autre dimension !

Je voulais :
- qu’ils soient respectueux des différents types de peaux, 
- qu’ils répondent à une charte éthique rigoureuse en matériaux
biologiquement sains,
- qu’ils n’aient aucun lien avec l’expérimentation animale,
- qu’ils présentent le moins possible de composants issus de la pétro-
chimie, 
- qu’ils aient l’impact le plus léger sur l’environnement
Et surtout ...
- qu’ils soient d’un prix abordable pour tous les budgets, même les plus
modestes.
La beauté est partout ; la magnifier avec confort et simplicité ne doit pas
rester réservé à une strate fortunée de notre société.
Cet incontournable cahier des charges est pleinement respecté par le
laboratoire italien Vandel avec lequel j’ai signé un accord d’exclusivité pour
de nombreux pays européens et le Maroc, ma terre ancestrale.
Il restait néanmoins un point crucial à régler : l’accompagnement des
utilisatrices de ces produits.
Bien sûr, on peut s’en tenir à simplement étaler une crème ou une lotion sur
son visage et son corps.
 Mais fait-on véritablement du bien à sa peau ? Sait-on s’y prendre de la meilleure façon ?

“C’est tellement important de se traiter avec tendresse”  s’écrie ma fille qui,
du haut de ses 10 ans, a déjà tout compris.

Les gestes comptent autant que les produits. L’ordre d’application de ceux
qui conviennent a également son importance. 
Lors des ateliers de coaching que j’organise, mes clientes apprennent à
découvrir, ressentir du bout de leurs doigts le réel bienfait du mouvement
doucement déroulé.
Survient alors le moment magique qui donne sens à tout ce que
j’entreprends : l’instant où celle qui allait trop vite, ou n’avait jamais
vraiment prêté attention, rencontre enfin la belle femme que sa peau
soigneusement traitée lui révèle dans le miroir que je lui tends.
Elle se sent alors conquérante de sa propre vie et en reprend le cours avec
plus d’assurance et de fierté.
Non … Décidément, je ne vends pas QUE des produits de beauté !